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L'histoire nous apprend que, pendant la colonisation, l'aide ou l'assistance au développement dans les États actuels du Sud passait généralement par les missions religieuses. Plus tard avec la sécularisation des sociétés occidentales, l'aide est passée principalement par le canal des ONG non confessionnelles. L'une des caractéristiques communes à ces deux premières générations d'ONG étaient que les besoins en développement des populations locales étaient unilatéralement identifiés par les missionnaires ou coopérants qui exécutaient les projets sur le terrain, l'apport des bénéficiaires se limitant essentiellement à la main d'œuvre. Cette assistance a néanmoins créé une dynamique qui a conduit à l'émergence des mouvements associatifs de développement qui ont catalysé l'apparition des ONG au Sud.
Avec les années septante marquées par une internationalisation des entreprises, le paradigme d'aide ou d'assistance a été remplacé par celui de partenariat, derrière lequel se dissimule en réalité un rapport déséquilibré entre partenaires du Nord et du Sud, motivé par l'ascendance financier des premières et la faiblesse organisationnelle des secondes. Il convient de reconnaître que la vitalité actuelle du monde associatif dans le Sud est l'effet induit par ce partenariat, lequel a favorisé la mise sur pied de projets viables de développement qui concourent à l'amorce d'un développement durable.
Compte tenu du partenariat actuel et des réalités que charrie la mondialisation, caractérisée par la toute puissance des firmes sans nationalités, causant progressivement l'affaiblissement des Etats, il y a lieu de s'interroger et de réfléchir sur ce que serait le partenariat au XXIème siècle.
Le partenariat comme projet
Le partenariat peut être entendu comme un processus d'échange, de négociation et de concertation autour d'intérêts communs. Dans son essence le partenariat implique :
L'existence d'au moins deux entités engagées dans une relation consciente et volontaire, à préserver et à promouvoir. Une relation égalitaire ou tout au moins l'intention de tendre vers une coopération équilibrée entre partenaires.
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Ce qui signifie une mise en œuvre conjointe des actions de développement et, par voie de conséquence, une concertation avec les bénéficiaires. L'idéal du partenariat est donc d'impulser un véritable développement sur la base de la participation effective des bénéficiaires aux différentes étapes du cycle d'un projet de développement, ainsi que leur appropriation de ce projet pour qu'ils arrivent eux même à en assurer la continuité. Cela suppose l'élimination de la passivité de la part des bénéficiaires, parce que l'auto développement auquel ils doivent aboutir ne peut se concevoir sans un engagement militant de leur part.
Points forts du partenariat
Notre expérience avec les organisations du Nord est émaillé d'un certain nombre de points positifs que nous ne pouvons nous retenir de souligner. Sans prétendre à l'exhaustivité, il convient de noter que le partenariat actuel a permis :
l'émergence de dynamiques à la base, en incitant les populations du Sud à s'organiser en groupes de base, ONG, groupements producteurs, syndicats, mouvements politiques, associations de promotion des droits de l'homme, institutions de formation et d'enseignement, instituions financières d'épargne et crédit, institutions de santé d'assurer le financement des projets la formation des partenaires locaux dans le cadre du renforcement de leurs capacités le transfert de technologies et l'acquisition de l'équipement de production la création d'emplois l'échange d'expériences, et par voie de conséquence, une meilleure connaissance mutuelle le développement des relations interpersonnelles entre partenaires
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